Lac Ohrid : le plus ancien lac d’Europe en grand danger !

Formé il y a plus de 3 millions d’années, le Lac Ohrid est le plus ancien lac d’Europe. Et il est en danger pour l’Unesco qui envisage de placer la région du lac Ohrid sur sa liste des sites en péril.

Les raisons ? Une urbanisation excessive à proximité et un tourisme trop développé et aux effets dévastateurs. Et les projets ne manquent pas ! Une station de ski, une marina sur le lac, de nouveaux immeubles touristiques, et une route que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) envisage de co-financer sont à l’étude. 50 hectares de marais essentiels pour filtrer l’eau du lac sont menacés.

L’Unesco devrait donc dans le courant de ce mois de juillet mettre ce lac sur sa liste des sites en péril. Une trentaine de sites seulement sont classés au patrimoine de l’Unesco à la fois pour leurs richesses culturelle et naturelle. Ohrid est l’un d’entre eux, depuis plus de 35 ans. La partie classée du lac est celle située en Macédoine – elle représente les deux-tiers des 358 km2 de superficie du lac- Le tiers restant appartient à l’Albanie et il figure également au patrimoine mondial depuis trois ans.

La région du lac Ohrid s’étend à perte de vue à la frontière entre la Macédoine du Nord et l’Albanie. Elle est réputée pour sa biodiversité et la beauté des lieux. Elle abrite des milliers d’espèces végétales et animales, dont 200 qu’on ne trouve nulle part ailleurs.Face aux dangers, la municipalité d’Ohrid – la ville a été construite à partir du VIIe siècle a été placée sous la protection de l’organisation en 1980- sous la pression des écologistes, a fermé une dizaine de bars et de restaurants jugés non conformes.

La petite ville d’Ohrid est entourée d’hôtels de cinq étages, de jetées et de nombreux commerces. S’y ajoute une pollution liée aux activités agricoles voisines. Selon l’Unesco, un tiers des eaux usées d’Ohrid finissent directement dans le lac.

« Des années pour réparer les dégâts… »

Les autorités locales ont eu du mal à protéger ce site.Nikola Paskali, 33 ans, plongeur et archéologue, confie à l’AFP « Tout est parti en sucette. Les détritus sont le cancer du lac . Les autorités ne font pas grand chose pour préserver la biodiversité d’un site où vivent 200 espèces endémiques, dont les populations déclinantes de truites d’Ohrid. »

Un tourisme plus durable, familial et culturel sera-t-il possible à remettre en place ?

Katerina Vasileska, de l’ONG SOS Ohrid confie, elle aussi à l’AFP, : «C’est la seule façon de faire cesser tous ces ravages. Si on commence maintenant, il faudra des années et des années pour réparer les dégâts »

.#lacOhrid, #ecologie, #pollution, #onu, #unesco

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