Emploi : le covid-19 freine les recrutements des diplômés !

79 % soit une chute de 9 points par rapport à l’année précédente : c’est le taux net d’emploi six mois après l’obtention d’un diplôme. Autrement dit le pourcentage de jeunes diplômés qui sont en recherche d’un emploi bondi : de 4,2 % en 2017 pour atteindre 17,7 % cette année. Ce sont les deux principaux enseignements de l’étude publiée, mardi 15 juin, par la Conférence des grandes écoles (CGE), qui porte sur la situation des diplômés 2020 de 193 établissements (essentiellement des écoles de commerce ou d’ingénieurs), six mois après leur entrée sur le marché du travail. Une étude fiable : 42 000 diplômés 2020 ont répondu à l’enquête.

La conclusion est sans appel : « Le contexte sanitaire et économique défavorable au marché de l’emploi des cadres a eu un réel impact sur l’entrée dans la vie professionnelle des jeunes diplômés ».Les emplois décrochés par les diplômés 2020 sont plus précaires. On peut lire dans le rapport : «La part des jeunes en CDI recule de 4 à 5 points par rapport à la promotion 2019 (elle se maintient tout de même à 78 % pour les ingénieurs). Et si, en 2018, 87 % des diplômés disposaient du statut de cadre en entrant dans l’entreprise (91 % pour les hommes), cette année, ils ne sont plus que 82 % et 76 % pour les femmes

Seule bonne nouvelle, malgré cette baisse des recrutements, les salaires sont restés eux stables : le salaire brut annuel moyen déclaré est de 35 461 euros brut (hors primes). Le secteur du conseil est toujours celui qui rémunère le mieux (39 000 euros annuels en moyenne, pour les diplômés d’écoles de commerce). L’agroalimentaire est celui qui offre les salaires les moins élevés (31 000 euros, en moyenne, pour les diplômés d’écoles d’ingénieurs). Toutefois, les auteurs de l’étude, constatent que les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes et que le covid, a là encore, accentué l’écart. Le salaire moyen des hommes diplômés en 2020 est supérieur de 6,6 % au salaire moyen des femmes. Près d’une femme sur quatre (23,2 %) perçoit moins de 30 000 euros ; c’est le cas de seulement 11,7 % des hommes. Plus les femmes montent dans la hiérarchie, plus « la situation s’inverse », souligne toujours le rapport.

Les secteurs les plus porteurs sont les sociétés de conseil -24 %- devant les sociétés de services informatiques (18 %) et la construction . L’aéronautique, l’hôtellerie, le tourisme et le commerce en général ont été à l’arrêt.

Des nouveaux secteurs attractifs…

Mais comme le constate Sébastien Sanchez, directeur du cabinet de ressources humaines PageGroup, si 2020 a été une année difficile, « des opportunités se sont créées, en particulier dans tous les secteurs de la tech, mais aussi la santé, le développement durable, l’e-commerce. »

Des évolutions que l’on devrait retrouver en 2021 et dans les années à venir…

A lire : Inégalités hommes-femmes : creusées par la Covid-19 ?

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#études, #diplômes

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