Secteur du luxe : les affaires reprennent rapidement…

Secteur du luxe, la crise est vite oubliée…

22 % : c’est la chute l’an passé, à 217 milliards d’euros du marché du luxe tombant sous son niveau de 2014. Un effondrement dû essentiellement à la crise sanitaire mondiale. Bonne nouvelle pour les acteurs du secteur : les affaires reprennent ! Et très rapidement selon les premiers indices.Au premier trimestre de cette année, l’activité est supérieure de 2 % à celle de son niveau de janvier-mars 2019.

Certains observateurs prévoient même que si cette tendance se confirme que le marché du luxe mondial pourrait retrouver son plus haut niveau historique (281 milliards d’euros) dès 2021. D’autres plus prudents, misent toutefois sur l’année 2022 : le tourisme international restant notamment encore limité. Quoi qu’il en soit les signaux sont de nouveau tous au vert !

Les géants français du luxe (Kering, Hermès et L’Oréal, LVMH) devraient donc tous bien traverser cette période de cette crise sanitaire. Et ce malgré la fermeture, les mois précédents , de très nombreux magasins de luxe et des touristes qui voyagent toujours moins dans le monde entier.

Les Chinois, principaux clients du secteur, n’ont toujours pas le droit de quitter leur pays. Or les deux tiers des achats de luxe des Chinois sont faits lors de leurs voyages à l’étranger. Les autorités chinoises privilégient des achats, créent des zones hors taxes, comme sur l’île de Hainan, devenue un eldorado pour le luxe.

Le virage digital s’est accélérer dans tous les grand groupes. Internet, comme dans beaucoup d’autres secteurs, a donc été un très fort relais partout dans le monde. L’accélération des ventes en ligne a représenté l’équivalent de cinq ans de hausse, estiment certains spécialistes. A noter aussi la bonne résistance et la bonne santé du marché nord-américain, dopées par une politique de vaccination efficace.

Pendant le confinement, partout dans le monde on s’est fait davantage plaisir avec des biens tangibles et de qualité qui n’ont pas cessé d’être fabriqués et commercialisés.

La Bourse du reste ne s’y est pas trompée… Les cours de ces valeurs continuent à séduire. – Alors que la fortune personnelle de Bernard Arnault, estimée à 186 milliards de dollars- explose, devenant le deuxième homme le plus riche du monde. D’autant que les mouvements ont été importants au sein de ces groupes : LVMH a vendu Thomas Pink (chemises), Nicholas Kirkwood (chaussures) et cessé les activités mode de Fenty. Hermès a vendu l’essentiel de sa participation dans sa marque chinoise Shang Xia ; L’Oréal, qui avait déjà cédé Roger & Gallet s’est débarrassé de Clarisonic (brosses électriques pour soins de la peau). Estée Lauder a enterré la marque de maquillage Becca. A l’inverse, Jacques Veyrat, le nouveau propriétaire de Roger & Gallet a repris à la barre du tribunal de commerce les cosmétiques Lierac et Phyto. La famille Agnellia repris aussi 24 % du chausseur Christian Louboutin. Des mouvements parmi tant d’autres…

Il faut toutefois noter que cette période n’a pas profité de la même manière à tous les acteurs : les marques leaders, celles positionnées très haut de gamme, ont mieux résisté et mieux rebondi. La période a été plus dure pour les nouveaux entrants et jeunes créateurs. Jusqu’à quand ?

Comme le rapporte le Figaro, « les ventes de Louis Vuitton ont bondi de 52 % au premier trimestre (+ 37 % par rapport à début 2019), et celles d’Hermès de 44 % (+ 33 % sur deux ans) ». Le quotidien note au passage que certaines marques ont profité de la reprise de la demande pour augmenter leurs prix (de 5 % à 15 %) …

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