Personnes déplacées de force dans le monde : leur nombre a doublé en dix ans !

82,4 millions de personnes : c’est le nombre de déplacés à cause des guerres et des crises , soit un chiffre qui a doublé en 10 ans et ce malgré la pandémie.

Filippo Grandi, le chef de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés a confié à l’AFP : «tout s’est arrêté, y compris l’économie, mais les guerres, les conflits, la violence, les discriminations et les persécutions – tous ces facteurs qui poussent les gens à fuir – ont, eux, continué». Au plus fort de la pandémie en 2020, plus de 160 pays avaient fermé leurs frontières et 99 d’entre eux n’avaient fait aucune exception pour les personnes en quête de protection.

Ces chiffres ont été publiés ce vendredi 18 juin dans le rapport annuel de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés. 2020 représente ainsi la neuvième année de hausse continue des déplacements forcés dans le monde.Fin 2020 le monde comptait 30,3 millions de réfugiés et autres personnes déplacées de force hors de leur pays, dont 5,7 millions de réfugiés palestiniens et 3,9 millions de Vénézuéliens. Et les demandeurs d’asile représentaient 4,1 millions de personnes.

Filippo Grandi constate en commentant le rapport : « le grand saut concerne le chiffre des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, qui s’élève maintenant à 48 millions, un nombre sans précédent. ».

Le rapport annuel de l’Agence des Nations unies indique : « plus des deux tiers de toutes les personnes ayant fui à l’étranger étaient originaires de seulement cinq pays : Syrie (6,7 millions), Venezuela (4 millions), Afghanistan (2,6 millions), Soudan du Sud (2,2 millions) et Birmanie (1,1 million) (…) Pour la septième année consécutive, la Turquie a accueilli la plus importante population de réfugiés au monde (3,7 millions), suivie par la Colombie (1,7 million), le Pakistan (1,4 million), l’Ouganda (1,4 million) et l’Allemagne (1,2 million)« 

Autre fait notable : « Les jeunes, filles et garçons, de moins de 18 ans représentent 42% de toutes les personnes déracinées. Et selon les estimations du HCR, près d’un million d’enfants sont nés en tant que réfugiés entre 2018 et 2020. »

« Mettre fin à une approche égoïste de la politique… »

Filippo Grandi sensibilise : «Les solutions nécessitent que les dirigeants à travers le monde entier et les personnes d’influence laissent de côté leurs différences, mettent fin à une approche égoïste de la politique et se concentrent plutôt sur la prévention et le règlement des conflits, ainsi que le respect des droits humains».

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