Mali : Le Président et le premier ministre provisoires arrêtés !

On savait la situation politique confuse au Mali, elle se confirme. Le pays est de nouveau confronté à une grave crise politique. Mécontents du gouvernement annoncé par les autorités de transition, les militaires, auteurs d’un coup d’Etat en Août 2020 ont arrêté le président et le Premier ministre, Bah N’daw – un militaire à la retraite- et Moctar Ouane.

Les réactions de la communauté internationale a été immédiate et ferme pour condamner « la tentative de coup de force». La mission des Nations unies au Mali, la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao), l’Union africaine, la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne ont affirmé dans un communiqué commun « leur ferme soutien aux autorités de la transition (…) Ils exigent la libération immédiate et inconditionnelle du président Bah N’daw et du Premier ministre Moctar Ouane ».

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi dans un tweet « au calme » au Mali et à la « libération inconditionnelle des personnes détenues».

Ces dernières ont été conduites avec quelques-uns de leurs collaborateurs sous la contrainte par des soldats au camp militaire de Kati, à quelques kilomètres de Bamako. C’est dans le même lieu que le président élu Ibrahim Boubacar Keïta avait été conduit de force le 18 août 2020 par des colonels putschistes pour annoncer sa démission. Les deux hommes qui ont été arrêtés venaient de former un nouveau gouvernement, dans lequel les militaires ont toujours une position dominante – ils contrôlent notamment le ministères de la Défense, de la Sécurité, de l’Administration territoriale ainsi que celui de la Réconciliation nationale- mais des officiers proches de la junte n’en font plus partie et ils avaient quitté leurs portefeuilles respectifs de la Défense et de la Sécurité .Ils ont été remplacés par deux généraux mais qui ne sont pas des figures emblématiques de la junte.

Le pouvoir souhaitant ne faire aucune compromission avait lancé alors ce message : « Par ce remaniement, le président de transition et son Premier ministre ont voulu lancer un message ferme : le respect du délai de la transition reste la priorité ».

Les militaires ne l’ont pas entendu ainsi…

Les autorités de transition avaient annoncé l’organisation, le 31 octobre, d’un référendum sur une révision constitutionnelle promise de longue date. Les élections présidentielle et législatives devraient, elles, se tenir à une date encore à fixer en février-mars 2022.$

Découvrez la 14 ème newsletter de La Revue pour l’Intelligence du monde : https://mailchi.mp/f408f5dd8680/newsletter-5347200

Pour vous inscrire à la newsletter : contact@larevue.info
Pour vous abonner à La Revue pour l’Intelligence du Monde : https://www.laboutiquejeuneafrique.com/…/categories/1539

#mali, #armée, #junte, #vaccinsBahNdaw, #MoctarOuane

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*