Covid : un confinement aux effets positifs ou négatifs ?

La France, comme la plupart des pays du monde entier, a confiné pour mieux protéger ses concitoyens. Etait-ce la bonne solution ? L’étude du think tank libéral GenerationLibre que dévoile Le Figaro relance le débat : le confinement aurait détruit plus d’années de vie qu’il n’en a épargnées.

Gaspard Koenig, fondateur de Génération Libre, think tank français du libéralisme lance le débat  : « Dans les mesures qui sont prises par les gouvernements, combien de vies sont prolongées et combien de vies sont gâchées ? On n’a pas fait cette équation. On a mis en balance l’économie et la santé qui sont des termes beaucoup trop vagues pour être pertinents. Parce que la santé, on la gâche aussi. On gâche la santé de ceux qui vont tomber dans la pauvreté et dont l’espérance de vie va être réduite…« 


Selon l’étude, donc les restrictions sanitaires ont permis de sauver 500.000 années de vie en France, mais en ont fait perdre 1.200.000 du fait de la paupérisation d’une partie de la population.

Maxime Sbaihi, le directeur général de GenerationLibre, précise : «l’objet n’est pas de dire s’il fallait ou non confiner le pays, mais de proposer une première tentative d’évaluation des conséquences du confinement qui réconcilie l’économie et la santé. Opposer les deux n’a aucun sens car elles sont intimement liées : lorsque la situation économique se dégrade, les personnes dont le niveau de revenu diminue perdent aussi en espérance de vie.»

En France 100.000 morts ont été évitées grâce aux politiques de limitation des libertés selon l’épidémiologiste Henri Leleu. En moyenne, les personnes emportées par la maladie auraient pu vivre 5 années de plus : si les confinements ont permis d’en sauver 100.000, ce sont alors 500.000 années de vie qui ont été épargnées par la politique sanitaire mise en place.

Sur un plan économique, on sait que l’espérance de vie est directement corrélée au niveau de revenus moyens.

Le politiste Kevin Brookes, directeur des études de GenerationLibre, souligne : « La décision politique d’imposer des restrictions strictes au niveau national a provoqué en 2020 la pire récession économique de l’après-guerre». Et de citer , l’INSEE pour qui « un quart des ménages a déclaré que sa situation financière s’est dégradée depuis le début du confinement».

Les salariés du privé et les indépendants ont davantage été touchés que les retraités et les fonctionnaires. Sans parler des jeunes, dont le revenu a baissé de 5 à 10 % entre 2019 et 2020 (20-25 ans, d’après une note du Conseil d’analyse économique).

5 millions de personnes auraient ainsi connu une perte de revenus depuis le premier confinement, et 1 million auraient basculé dans la pauvreté. Le Secours catholique a récemment confirmé que la France avait atteint le cap des 10 millions de pauvres. Environ 1.200.000 années de vie auraient donc été perdues sous le double effet du ralentissement de l’économie et de l’appauvrissement d’une partie de la population.

Cette étude n’entend pas «fournir une évaluation définitive. Ses auteurs espérent « qu’il y aura par la suite d’autres évaluations plus précises encore qui viendront alimenter le débat, mais pourvu que nous prenions le réflexe d’analyser davantage les conséquences de long terme de nos choix politiques

Et les auteurs de citer Churchill : «Dans l’urgence, un tiers des informations à disposition sont contradictoires, un tiers sont fausses et un tiers sont incertaines».

#covid, #confinement#

A lire aussi : doit-on dire le ou la Covid ? La réponse des dictionnaires 2021-2022.

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