Paléoanthropologie - Deux sorties d’Afrique
On faisait jusqu’ici remonter à 40 000 ans l’arrivée d’Homo sapiens en Europe.
L’analyse de dents trouvées en 1964 dans une grotte des Pouilles, dans le sud de l’Italie, laisse à penser qu’elles appartenaient à un jeune Sapiens vivant il y a 43 000 ans. Une recherche similaire menée en Angleterre, cette fois sur un fragment de mâchoire découvert en 1927, aboutit à un résultat similaire : le fossile date de 43 000 ans.
S’il semble donc établi que la colonisation du continent par l’homme moderne a été plus précoce qu’on ne le croyait, d’autres travaux confirment que le peuplement de la Terre s’est déroulé en plusieurs temps, contrairement à l’hypothèse de l’East Side Story qui a longtemps prévalu et selon laquelle un petit groupe de Sapiens aurait quitté son berceau africain il y a 60 000 ans pour conquérir le Moyen-Orient puis l’ensemble de la planète.
Se fondant sur une simple mèche de cheveux trouvée en Australie, une étude publiée dans la revue Science établit que l’humanité actuelle ne dérive pas d’un seul groupe, mais de deux. Ainsi que le suggère l’analyse génétique de la mèche de cheveux en question, une première vague aurait quitté l’Afrique il y a 75 000 ans pour atteindre l’Océanie vers – 50 000 ans. Lors de leurs périples, ces hommes se seraient mêlés à d’autres populations humaines plus archaïques, comme les hommes de Neandertal et de Denisova, populations dont on a trouvé des traces dans leur génome.
Les populations d’Europe et d’Asie, elles, seraient issues de la seconde migration, qui se situerait quelque 30 000 ans plus tard.
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On ne dira jamais assez l’influence que peut exercer un professeur sur la destinée d’un jeune homme. À 14 ans, Éric Briffard n’est pas un bon élève. Plutôt qu’étudier, il préfère débusquer les grenouilles et les écrevisses, ramasser les gros escargots de sa Bourgogne natale et fêter la Saint-Cochon dans la ferme de ses grands-parents. Évidemment, il ne sait pas quel métier il va faire plus tard.
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